Actualités des marchés


Concession privée des aéroports brésiliens

La construction et la gestion d’un nouveau grand aéroport dans l’Etat de São Paulo devraient être transmis à l’initiative privée, par le biais d’une concession publique de l’Union, a annoncé le Ministre de la Défense brésilien, Nelson Jobim, le 05 septembre dernier. Les terminaux de Galeão, à Rio de Janeiro, et de Viracopos, à Campinas (100 kms de la capitale pauliste), devraient également être concédés à des investisseurs privés l’année prochaine. 

Pour le moment, selon le Ministre, les études sur les possibles éditaux d’appels d’offres et le modèle de concessions à choisir sont en cours. 

L’aéroport de Galeão a été choisi pour son importance régionale, étant donné que la ville de Rio de Janeiro a posé sa candidature pour les Jeux Olympiques de 2016, et car les terminaux de Congonhas et Guarulhos sont dans leur limite de capacité opérationnelle. 

Si l’expérience est concluante, la concession au secteur privé des aéroports sera étendue au reste du pays. Le Ministre a précisé que l’éventuelle concession des deux aéroports n’altère pas le plan de restructuration d’INFRAERO, l’Entreprise Brésilienne d’Infrastructure Aéroportuaire, et ne prévoit pas la possibilité d’ouverture future de son capital. 

Source : www.gazetamercantil.com.br 



Le Brésil devrait surpasser la Chine dans la production de cellulose

Jusqu’en 2012, le Brésil devrait surpasser la Chine dans la production de cellulose, dépassant ainsi les 18 millions de tonnes produites par an et occupant la troisième position dans le classement mondial. Encore cette année, la fabrication de pulpe sera supérieure à celle de la Suède, de 12 millions de tonnes, et jusqu’à fin 2009, supérieure à celle de la Finlande, de 13 millions, deux des plus traditionnels producteurs mondiaux de matières-premières de papier. La composition des forces mondiales dans ce secteur se retrouve ainsi modifiée. En toile de fond de ce décor, se trouve la baisse de compétitivité de l’hémisphère Nord, que ce soit l’Europe ou l’Amérique du Nord, qui ont aujourd’hui des coûts très élevés ; et le pari réussi des brésiliens sur la fibre courte, provenant essentiellement de l’eucalyptus. La productivité de la plante a donné au Brésil un grand avantage compétitif face à ses concurrents. Au Brésil, le climat et le sol propices ainsi que les améliorations génétiques permettent de récolter une moyenne de 50m de bois par hectare/an, contre 30m au maximum pour ses concurrents. Les arbres atteignent le point de coupe en 7 ans, contre 20 ans pour beaucoup d’autres marchés. 

Ces avantages compétitifs du Brésil ont incité les principales entreprises du secteur, telles que Aracruz Celulose, Suzano Papel e Celulose, Votorantim Celulose e Papel et Veracel à investir un total consolidé de US$ 16 milliards. Le Brésil compte aujourd’hui 220 industries de papier et cellulose. 

Source : www.gazetamercantil.com.br 



Activités pétrolières : lancement de l’extraction en eaux profondes et appel d’offres

Le 02 septembre dernier, le Brésil a commencé à extraire du pétrole de ses gisements en mer situés en eaux très profondes et recouverts d’une épaisse couche de sel. Le puits de forage exploité est situé dans le Campo Jubarte, dans le Bassin de Santos, à près de 77 km au large de l’Etat de l’Espirito Santo et à 4.400 mètres de profondeur, sous une couche de sel d’environ 100 mètres d’épaisseur. 

La compagnie nationale Petrobrás estime qu’entre 10 et 15.000 barrils seront extraits quotidiennement de Jubarte par la plateforme P-34. Le brut pompé par la P-34 est le premier à sortir des eaux ultra-profondes qui baignent les 800 km de côte allant de l’État de Santa Catarina (sud) et de Espirito Santo. Ces champs pourraient contenir près de 80 milliards de barrils de pétrole, selon certaines estimations, ce qui ferait du Brésil une puissance mondiale du pétrole. 


Par ailleurs, le Brésil fera un appel d’offres en décembre pour l’exploitation de 184 concessions pétrolières situées sur la terre ferme, d’une superficie totale de 107.000 km², a indiqué le 03 septembre le ministre des Mines et de l’Énergie Edison Lobao. 



Signature d’un traité de coopération militaire entre la France et le Brésil

Le Ministre de la Défense brésilien, Nelson Jobim, a annoncé le 22 septembre que le pays signerait un traité de coopération militaire avec la France fin décembre ; et que Le Plan National de Défense, initialement prévu pour être annoncé le 07 septembre, sera divulgué jusqu’à fin octobre. 

Le ministre Jobim a indiqué que dans le cadre de ce traité, la France fournirait les technologies nécessaires à la construction du premier sous-marin nucléaire brésilien. 

Le sous-marin nucléaire est l’une des priorités du Brésil, depuis la découverte de champs de pétrole au large des côtes sud et sud-est du pays. Selon le Ministre, outre le partenariat pour la construction du sous-marin, l’accord avec la France inclut également la fabrication d’hélicoptères militaires dans l’une des usines d’Helibrás et l’entraînement des troupes brésiliennes. 

Le Brésil a lancé le renforcement de ses capacités de défense par crainte que ses réserves de pétrole (estimées à 80 milliards de barils) et les richesses potentielles de l’Amazonie ne soient la cible d’autres pays.

Source : www.gazetamercantil.com.br 



Les importations de semi-conducteurs croissent avec la vente de PC

Le « boom » de la vente d’ordinateurs personnels fait chuter la balance commerciale brésilienne, puisqu’elle exige l’augmentation des importations de semi-conducteurs. Le composant est celui qui pèse le plus sur la balance commerciale du secteur électronique. Alors que la demande augmente, le pays n’a toujours pas de production locale de ces composants. Le Brésil, avec les autres pays du BRIC, est considéré d’énorme potentiel pour l’industrie mondiale de semi-conducteurs. Au premier semestre, les ventes de PC’s ont augmenté de 31% dans le pays par rapport au premier semestre 2007, atteignant 5,685 millions d’unités, alors que les importations de semi-conducteurs ont augmenté de 32%, avec une valeur de US$ 2,45 milliards (US$ 1,85 en 2007), selon l’Association Brésilienne de l’Industrie Électrique et Électronique (ABINEE). 

Deux projets d’installation de production sont en cours : Symetrix Corporation a signé en janvier un protocole d’intentions pour la création d’une usine, avec des investissements estimés à 370 millions d’euros, à Rio de Janeiro. L’ex-président de Volkswagen do Brasil et Autolatina, Wolfgang Sauer, quant à lui, prévoit de créer la Compagnie Brésilienne de Semi-conducteurs dans le Minas Gerais. 

Source : www.gazetamercantil.com.br 


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